Audrey-Rose Maréchal

Audrey-Rose Maréchal est une créatrice de bijoux et joaillière indépendante de Montréal dont le travail reflète un style profondément personnel et sensible, façonné par la nature, les fleurs et un sens du mouvement qui résonne fortement avec Ruby Mardi.

Audrey-Rose Maréchal a fondé Fleurs Sauvages Qc en 2022, insufflant une vision à la fois nouvelle et profondément personnelle à la joaillerie contemporaine. Formée à l’École de joaillerie de Montréal, elle développe une approche sensible, nourrie par la nature, le travail des textures et une émotion tout en retenue.

Il se dégage une grande douceur de ces créations façonnées à la main aux formes organiques et spontanées. Chaque pièce témoigne de l'attrait d'Audrey-Rose pour le monde naturel et de la poésie discrète qui se dégage des fleurs sauvages et des paysages en constante évolution.

Nous sommes heureux de vous présenter un court entretien dans lequel vous découvrirez ce qu'aime et ce qui inspire Audrey-Rose.

Qui sont les artistes que vous aimez le plus, qui vous inspirent ou vous accompagnent ? Ont-ils une influence sur votre travail, et si oui de quelle façon ?

J’ai beaucoup d’admiration pour le travail de Van Cleef & Arpels, car mon inspiration vient du fait que je trouve la nature profondément belle.
Je suis fascinée par les fleurs sauvages et par la flore en général. J’ai suivi une formation à l’École de joaillerie de Montréal, mais je suis aussi étudiante en architecture de paysage, avec un diplôme en horticulture de l’Université Laval.

Je vois, dans le travail de Van Cleef & Arpels une minutie extraordinaire et une inspiration commune : la nature. Bien que ma boutique, Fleurs Sauvages Qc, crée elle aussi de la haute joaillerie inspirée par la nature, j’aime la manière dont nos interprétations diffèrent. Leur travail est d’une grande beauté.

J’aime aussi observer l’évolution de la joaillerie à travers l’histoire, dans les musées, mais c’est avant tout dans la nature que je puise mon inspiration.
Au départ, je faisais de la joaillerie pour moi-même, pour le plaisir et pour me ressourcer, c’est une activité très méditative!

Aucun artiste n’influence directement mon travail : je trouve plutôt mon inspiration au fil de mes randonnées, mais j’apprécie énormément le travail des autres joailliers.

Si vous pouviez vous réincarner en fleur, laquelle choisiriez-vous et pourquoi ?

C’est une question difficile, car j’aime tellement les fleurs ! Je suis fascinée par les roses, et j’aimerais un jour avoir un jardin rempli de variétés différentes.

La fleur myosotis m’a aussi beaucoup inspirée. À l’adolescence, je la voyais pousser près d’un ruisseau que je visitais souvent. Elle aime l’ombre et les climats frais, un environnement qui me ressemble. J’aime sa délicate forme et son bleu lumineux. En anglais, on l’appelle Forget-me-not, ce qui la rend encore plus touchante.

Enfin, il y a les lilas, qui étaient mes fleurs préférées lorsque j’étais enfant : leur parfum est merveilleux.

Si je devais choisir une seule fleur, je serais probablement une rose, parce que je les adore profondément.
Comment pensez-vous que l’art peut avoir un impact sur la société ou sur la vie des gens ?

Comment votre propre travail s’inscrit-il dans ce contexte plus large ?

Quand je lis cette question, je pense à la place que la joaillerie occupe dans les familles : la signification d’une alliance de mariage, d’une bague de fiançailles, ou d’un pendentif offert à une fille pour ses 18 ans. Je pense aussi à des ami(e)s qui s’échangent un bracelet.


C’est un geste d’amour magnifique, et l’amour fait partie de mes valeurs fondamentales. Cette idée d’offrir un bijou précieux est un symbole de beauté et d’attachement et cela m’inspire profondément.

L’art de la joaillerie a toujours eu une place importante dans nos vies et nos coutumes : c’est une forme d’amour matérialisée. Offrir un bijou, c’est offrir un peu de soi, de l’émotion et de la beauté.

Comment gérez-vous les moments où vous vous sentez coincée ou frustrée par votre travail ?

Do you have any strategies for overcoming these obstacles?

La joaillerie, pour moi, n’est pas une course. C’est un hobby et une passion qui me ressource et qui a simplement pris de l’expansion au fil du temps.

Lorsque les temps sont plus calmes, je me consacre à mon baccalauréat en architecture de paysage, mais je reste toujours passionnée et prête pour les commandes.

Quand la période est plus occupée, je réalise chaque commande selon un ordre de priorité, avec calme et plaisir. La joaillerie ne m’apporte jamais de stress, au contraire : elle m’apaise.
Et si jamais la charge devient plus difficile à gérer, j’ai la chance d’avoir une bonne équipe pour me soutenir.

Si vous pouviez rencontrer une personne de l’Histoire, qui serait-ce et pourquoi ?

C’est une très belle question. Il y a beaucoup de personnes inspirantes dans l’histoire, mais en lien avec la joaillerie, je choisirais de rencontrer les fondateur sde Van Cleef & Arpels, pour échanger sur leur vision et leur rapport à la nature.

Et sinon
Tchaïkovski, parce que lorsque j'entends sa musique, et surtout The Nutcracker, j'en ai les larmes aux yeux. C'est incroyablement beau ! Il devait être une personne remarquable.

Y a-t-il un film que vous pourriez regarder en boucle et dont vous ne vous lasseriez jamais ?

J’ai vu beaucoup de films, et j'aime beaucoup de films ! Mais aujourd’hui je préfère me concentrer sur ma vie et mon parcours, sur la création de quelque chose de beau et de durable.

Cela dit, je me rends compte qu’il y a un film dont je ne me suis jamais lassée : « Les 50 premiers rendez-vous », avec Adam Sandler et Drew Barrymore.

J’aime la tendresse de l’histoire et le fait que le personnage principal fasse chaque jour retomber amoureuse la femme qu’il aime, malgré sa perte de mémoire. Je trouve cela profondément touchant.

Quel est votre musée préféré (dans le monde) ?

Je n’ai pas encore visité tous les musées, mais parmi ceux que j’ai découverts, le musée du Louvre à Paris m’a profondément marquée.

J’ai été éblouie par sa beauté, par la grandeur des œuvres et par tout ce que l’humanité a su créer de merveilleux. Ce lieu m’a rappelé que l’être humain est capable de grande beauté et de bonté. C’était plus que magnifique : c’était une véritable leçon d’admiration et d’émerveillement.

Une dernière question : avez-vous des plaisirs coupables ?

Mes plaisirs sont simples et bons pour la santé. Par exemple, le chocolat et le matcha.

Merci d'avoir partagé un peu de vous avec nous, Audrey-Rose !

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